Pour S.
Naissance des éphémères
Le grotesque l’impensable
Passe-temps
Filin d’amarrage
Une simple inscription
Si c’est de l’or
Le rôle de l’imagination
Le pouvoir des fées
Émotion étrange
Les paroles les plus
Ces barricades ?
Pourquoi je pleure ?
Une bonne promenade ?
Ne pas trouver de rime aux choses ?
Le rideau de perles qui masquait l’entrée
Aller et venir librement
Il y avait des trous et puis des tiroirs
Les mots qui n’existaient pas encore
Accélérez ralentissez
Le sang n’est-ce pas ?
Marionnettes du crépuscule
Encore une grève ?
Les châtaignes se fendent
Pourquoi ici plutôt qu’ailleurs ?
Gommes aux belles cassures
Faire un geste ?
Je suis rude en mon langage
Les villes ont poussé au hasard
Mais je plais on m’aime
Déchiffre comme un rébus
Quelle sorte de livres ?
Ne me parlez point
Presque idiot
Au bout du monde
La blancheur du reste
Une pile de vieux pneus de rechange à l’arrière
Désirant tout enviant tout et voulant toutes les dépouilles
Gramophone démoli
Statues lépreuses
Colères sourdes
Un cœur percé d’une flèche
Sans papier ni crayon
Mon bel ange
Ciel d’illusions
Bruits de la ville
Presque mot à mot
Sentiment tendre
Les moineaux s’étaient réfugiés
Casquette fouet guides et grelots
Trapèze cordes barres poids haltères
Chansons nouvelles
Et la crainte du collage
Il cataloguait
Insupportable et quelques fois inintelligible
Maître expert aux compositions les plus
Donné un diamant faux ?
Un encrier du papier des plumes
Avait saisi son porte-voix
Avoir aussi un jour des épreuves à corriger
Entamer la surface
Cheval à mécanique
Ses impatiences et ses brusqueries
Mes phrases t’enlacent
C’est de la pop
Désaccordée
Alanguie
Inexacte et juste
Inacceptable fantasmée
Entre
Entre fais comme chez toi
Si près si loin
![[Texte] Daniel Pozner, Naissance des éphémères](https://libr-critique.com/wp-content/uploads/2025/02/band-Patchwork_Pozner.jpg)