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VENDREDI 2 OCTOBRE
20h30-22h : Salle Jean-Marie Gleize, « Intensifier le présent », Soirée hommage à Jean-Marie Gleize
Jean-Marie Gleize nous a quittés brutalement le 12 mars 2026. Créateur et animateur de la célèbre revue Nioques qu’il dirigeait depuis 1990, il a rassemblé une équipe profondément affectée par sa disparition. Pour lui rendre hommage, elle a conçu un numéro spécial intitulé Nioques « JMG » qui réunit tous les textes qu’il avait publiés dans une revue dont il disait qu’elle était « comme une partie de lui-même », mais aussi qu’elle permettait d’« intensifier le réel ». Comme une toupie lancée à vive allure, l’équipe de Nioques se fera la voix de ces textes, relais d’une conception de la poésie, de l’énergie d’un travail en commun. Retrouvez-la pour traverser 35 ans de création et comprendre comme cette figure touche et marque le travail de camarades poètes, éditeurs et revuistes. Avec Barbara Dimopoulou, Emmanuèle Jawad, Stéphane Nowak, Nathalie Quintane, Cécile Sans de Nioques et la participation d’Éric Pesty, Jean-François Puff, Martin Rueff. En partenariat avec Ent’revues.

SAMEDI 3 OCTOBRE
13h-14h, Salle Jean-Marie Gleize, Les Cahiers naturalistes font leur numéro !
Aux vitrines des libraires, sur les affiches du métro, dans des bandes dessinées, au théâtre… Il est ici et là : Zola ! C’est de cette présence vivante, de son histoire aussi, que Les Cahiers naturalistes invitent à parler à l’occasion de leur 100e numéro. Comment penser la place de l’œuvre aujourd’hui, comment se réunir autour d’elle ? Entre travail patrimonial et relectures modernes, on découvre Zola au cinéma, dans des jeux vidéo, en BD, sur les planches ou sur Netflix… Une manière étonnante de plonger dans la vie épique d’un fabuleux raconteur d’histoires et la densité d’une œuvre majeure et toujours incisive. Une rencontre avec Olivier Lumbroso, Jean-Sébastien Macke, Alain Pagès des Cahiers naturalistes, Céline Grenaud-Tostain du Centre Zola & Geneviève Nakach de Cahier Jean Malaquais.
13h-14h, Salle Edgar Morin, La magie du marché
La modernité économique a-t-elle réellement, comme le défend Max Weber, dissipé la magie ? Le 3e numéro de Couturière explore au contraire les affinités entre opérations magiques et marchandes. De l’alchimie aux technologies numériques, de la prestidigitation à la fantasmagorie de la marchandise, toutes deux produisent des effets réels à partir de signes, de médiations, de promesses et de croyances. Comment capte-t-on l’attention, fabrique-t-on la crédibilité et organise-t-on le « vouloir croire » ? Que peuvent nous apprendre les mécanismes perceptifs de l’illusion sur notre rapport aux objets, aux images, aux machines et à la valeur ? Une rencontre avec l’anthropologue Lionel Obadia, l’historien et théoricien de l’illusionnisme Thibaut Rioult et Cyril Thomas, chercheur en psychologie cognitive et magicien. Animation par Isabelle Barbéris & Mohammed Ajbilou de Couturière.
14h-15h, Salle Jean-Marie Gleize, « Nouveaux regards, nouvelles mémoires »
Le rôle des maisons d’écrivain et de leur revue est de faire vivre un patrimoine littéraire, de donner un espace singulier à des œuvres et à les promouvoir. Pour cela, tout est affaire de circulation, de partage, d’imagination pour faire vivre une mémoire. Autour de lieux, les équipes des revues de la Fédération des maisons d’écrivain & des patrimoines littéraires proposent des entretiens audio, des reportages vidéos, des portraits en textes ou en images, des projets avec des artistes d’aujourd’hui. Des formes nouvelles et mobiles, des expériences, qu’il faut toujours faire dialoguer pour renouveler notre regard. Une discussion à partir de ces projets originaux avec Rimbaud vivant, J’écris pourtant, L’Amitié Charles Péguy, Cahiers Jean Giraudoux, L’Actualité Verlaine & les Cahiers Jacques Rivière Alain-Fournier.
14h-15h, Salle Edgar Morin, Penser les crises de la démocratie
La dernière décennie a vu s’intensifier la crise des démocraties libérales, confrontées à la montée de régimes autoritaires partout dans le monde. Dans ce contexte, la pensée de Claude Lefort offre des outils précieux pour comprendre la démocratie non comme un simple régime, mais comme une forme de société fondée sur l’incertitude, le conflit et l’absence de vérité politique définitive. C’est l’héritage de ces conceptions, l’efficience de ces choix, l’actualité d’une pensée et ses limites que La Revue du Mauss met en débat. Une manière de penser lucidement les grandes crises démocratiques que nous traversons. Avec Stéphane Corbin, Ahmet Insel et Sylvain Pasquier. Une rencontre animée par Sarah Creusot (Sciences-po).
15h-16h, Salle Jean-Marie Gleize, Aventure Bicéphale
Comme Acéphale, la revue de Georges Bataille, Bicéphale, créée en 2025, amplifie la résonance des textes poétiques et ouvre un regard critique sur les métamorphoses de la création contemporaine. Tel un fanzine, c’est un objet-manifeste qui tente de définir le mot-concept « bicéphale ». Toute l’équipe de la revue sera réunie pour vous présenter la livraison fondatrice d’une revue unique à cheval nietzschéen entre deux mondes, celui des arts visuels et des arts vivants. Une aventure transdisciplinaire et collective à laquelle les auteurices de Bicéphale – Axel Baille, Marie Barbuscia, Théo Hillion, Lexus, Steeve Minder, Jean-Louis Poitevin et Paola Quilici – vous invitent pour en faire saliver les mots.
17h-18h, Salle Jean-Marie Gleize, Faire animal
Depuis 2021, animal sort du terrier deux fois par an et propose des œuvres et des textes inédits, au printemps sous format numérique, imprimé à l’hiver. Pour son équipe : « Une revue est un lieu de rencontres, une cabane aux portes et fenêtres ouvertes sur les mondes qui peuplent le monde. Pas de chapelle ici, ni d’élevage en batterie, mais du souffle, des pattes et des poils, des forêts, des collines et des plaines à perte de vue. » C’est cette conception et ce geste d’accueil de la diversité des poésies aujourd’hui qu’elle promeut. Une rencontre-lecture avec quatre poètes publié.es dans animal qui font entendre leurs voix : Christophe Manon, Antoine Mouton, Lucie Taïeb & Béatrice Trotignon. Animation par Franck Doyen.
18h-19h30, Salle Jean-Marie Gleize, La revue de belle-lettres a du souffle !
La revue de belles lettres fête en 2026 son 150e anniversaire ! Quelle longévité, quelle place dans le monde des revues francophones ! Que de poètes publiés, de voix découvertes ! Toujours attachée à faire passer des voix contemporaines – en français ou en langues étrangères –, elle fait circuler les œuvres, les imaginaires et les voix poétiques. Alors que paraît un numéro anniversaire illustré, son équipe, réunie autour de David André, vous invite à traverser son histoire, à réfléchir sa place dans le paysage éditorial et linguistique suisse et européen, à entrer dans ses coulisses. Une rencontre ponctuée de lectures croisées et d’échanges avec des poètes récemment publiés. Avec le comité de rédaction de la rbl, Jean-Paul Bota, Manuel Cajal, Olivier Cadiot, Judith Chavanne, Sandrine Cnudde, Étienne Faure, Cécile A. Holdban, Jacques Lèbre.
DIMANCHE 4 OCTOBRE
14h-15h, Salle Jean-Marie Gleize, « Les revues de poésie, c’est ringard ! »
Pourquoi faire des revues de poésie aujourd’hui ? Voilà une question qui semble naïve mais qui témoigne d’un engagement lucide ! Pourquoi s’obstiner à animer une revue, à la gérer, à en assumer les frais et l’intendance ? Malgré ce travail sisyphéen, les revues tiennent bon. Quel rôle remplissent-elles tant du point de vue social que littéraire ? Quelles valeurs créent-elles ? Quels poètes publient-elles ? Pourquoi les choisissent-elles ? Quels genres de poésie défendent-elles ? Pour qui travaillent-elles avec autant d’acharnement ? Qui les lit au fond ? Comment trouvent-elles de nouveaux publics ? Quel impact ont-elles sur le paysage éditorial contemporain ? Autant de questions et d’enjeux fondamentaux que Poésie/première invite à débattre avec Jean-Baptiste Para d’Europe, Jacques Lèbre de Rehauts & Karim de Broucker de Phœnix.
14h-15h, Salle Edgar Morin, Visages du rationalisme
Raison présente s’emploie à penser le rationalisme, son histoire, ses implications, sa réalité effective dans nos existences. Autour de son dernier numéro qui interroge son équipe et une vingtaine d’intellectuels de tous horizons sur ce que signifie le rationalisme dans leurs vies professionnelles, se déploient des conceptions et des définitions bien différentes les unes des autres. Si la rationalité revêt d’évidence une importance claire, si on pourrait se réjouir d’un pluralisme vigoureux, d’un dynamisme sans dogmatisme, il y a un risque de dispersion des visages du rationalisme qui le priverait de toute consistance. C’est pourquoi, l’équipe de la revue invite à clarifier le sens de cette notion, de lui donner forme collectivement, à en établir des impératifs. Un débat avec François Dosse, Emmanuelle Huisman-Perrin, Michèle Leduc, Alain Policar & Christian Ruby.
17h-18h, Salle Edgar Morin, La critique toque
À l’heure où semblent avoir triomphé les effets conjugués des crises de la presse, de la musique, du disque et de l’attention, l’idée de critique musicale semble confinée à un passé lointain, survivant dans de rares réserves où quelques personnes continuent d’écrire, discuter, analyser, commenter, et débattre de la musique. Qui sont les critiques de musique ? Comment exercent-ils leurs activités ? Et surtout, que permet la critique musicale d’entendre aujourd’hui des chants et sons du monde qu’ils veulent servir ? Le Journal des Allumés du jazz convient des critiques musicaux pour débattre de ces pouvoirs encore actuels de la critique, des revues et médias de critique musicale, qui – les crises ne font pas – n’ont pas dit leur dernier mot. Avec Stan Cuesta, Jacques Denis & Étienne Menu. Animation par Pierre Tenne.
![[NEWS] NEWS DU DIMANCHE](https://libr-critique.com/wp-content/uploads/2022/02/band-actuLC.jpg)
Nos vies encapsulées (PUF), les critiques retrouvent les vertus du « subtil ». Le subtil, c’est-à-dire ce qui court sous la toile et la soutient (cf. Le Monde des livres du 28 août). Avait-on oublié les multiples appels au fil d’or – ou à la trame du motif – qui innervent les Cantos d’Ezra Pound ? Je ne parviens pas à coup sûr à la cohérence, disait le poète, mais je sais que, dans le tissage de mes notes, mon devoir est de retrouver sans cesse le fil d’or du motif. Par exemple, avec le Canto CXVI, publié dans The Paris Review de l’automne 1962 :
spécifique.